"Nil Satis Nisi Optimum"
Champions : U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013, 2018 // U17: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U20: 2004, 2006, 2009, 2011, 2013, 2015, 2017, 2019 ...

U20EL Bilan 2018-2019


Privés de finale la saison précédente par Hockey 74 au terme d'une demi-finale qui restera longtemps en travers de la gorge des rouennais (bilan 2017-2018), les Dragons Espoirs reprenaient le flambeau avec l'ambition d'effacer le souvenir douloureux de la saison passée. Toujours sous la formule à quatre poules de quatre équipe pour seize clubs au total, les rouennais accompagnés de Grenoble, Hockey 74 et Anglet se préparaient ardemment pour traverser la vingtaine de matchs de la saison régulière pour aborder aux mieux les play-offs. C'est sur un classique du genre que l'aventure jaune et noir débutait avec l'incontournable Rouen – Amiens disputé sur l'Ile Lacroix. Hormis une éventuelle confrontation en play-offs, du fait de la relégation des Gothiques en poule B, cette rencontre était l'unique visite d'une troupe rouge et noir en Normandie dans le cadre du championnat U20. Une occasion particulière, l'obligation d'en profiter pour une confrontation toujours attendue entre deux équipes se connaissant par cœur (présentation) Et pour cette première journée, les surprises seront au rendez-vous. Non pas sur l'Ile Lacroix, terre glacée des Dragons qui voyait un succès 5 buts à 1 sans coup férir sur des Gothiques amiénois pudibonds dans le jeu (résumé), mais du côté des autres protagonistes de la poule A avec une pénible victoire de Grenoble 5-4 à Villard-de-Lans, un moins de mal considérant les défaites d'Anglet à Angers (3-6) et le surprenant revers sur par Hockey 74 à Gap (6-3) Dès la primo journée, des écarts au classement s'étaient créés et dans la foulée, même si Hockey 74 se reprenait à Angers fort d'un succès 3-1, un autre ténor se prenait les pieds dans le tapis. En déplacement chez les Rapaces de Gap, en dépit du triplé du trépident attaquant des Hautes-Alpes, Paul Joubert, les Dragons ne laisseront aucune chance aux Rapaces. Avec entre autres un Benjamin Bérard incandescent auteur lui aussi du triplé accompagné du défenseur Lucas Villain tout aussi décisif avec deux buts, le récital offensif 8-3 des Rouennais sera plein et avenu (résumé) et contrairement au démarrage poussif de la saison précédente avec une seule victoire en cinq rencontres, cette fois, les Dragons faisaient le plein de points en en profitant au passage pour marquer les esprits avant un test majeur au programme de la prochaine rencontre jaune et noir : la réception de Grenoble. Les Brûleurs de Loups, d'ailleurs, pourtant à domicile, victimes d'une équipe d'Amiens revancharde qui viendra arracher la victoire en prolongation 4-3.

 

En l'espace de deux journées seulement, les affaires rouennaises au classement étaient plutôt prolixes avec déjà deux points de pris sur Grenoble et trois Hockey 74. Au moment d'aborder la première rencontre capitale face aux Brûleurs de Loups de Grenoble, les Dragons seront au rendez-vous et pile à l'heure. Grâce à un doublé d'Arthur Zavani dans les dix premières minutes du match, Rouen ne pouvait mieux débuter. Totalement débordés par les vagues jaune et noir, celles lancées par Robin Rabl, Bastien Zago, Arthur Zavani et Benjamin Bérard conduisant à quatre nouveaux buts, les Isérois en seront pour leurs frais avec une lourde addition : 6-1 (résumé) avec un unique but marqué par Aurélien Dair, histoire de cacher la misère. En déplacement en Picardie dans la foulée (présentation), la passe de quatre sera rapidement acquise par les rouennais. Au Coliséum, les rouennais subiront la loi amiénoise le temps d'une période. En dépit de l'ouverture du score d'Arthur Zavani, pour Amiens, Baptiste Bruche et Louis Olive se relayeront pour porter le score à 2-1 jusqu'à la fin de la première période. En espérant qu'Amiens ait bien profité de ce rapide rayon de soleil, Gabin Mainfray entrait en scène pour irradier la rencontre : un but, deux buts, trois buts. Le spectacle Mainfray plaisait visiblement au public jaune et noir à l'image de Pierre Pelletreau qui mettait la touche finale au récital avec un cinquième et dernier but (victoire 5-2, résumé) 4 matchs, 4 victoires, il fallait remonter à cinq années et à la saison 2013-2014 pour trouver trace d'un aussi bon début de saison en Espoir Elite. A cette époque là, on parlait de U22 et les Dragons rouennais, menés par les Thillet, Rech, Saint-André, Gutierrez et consorts s'étaient offert un début de saison tonitruant avec six victoires de suite avant de trébucher au Coliséum 6 buts à 5.

 

 

Cette fois, ce n'est pas Amiens qui mettra un terme à la belle série de victoire rouennaise mais Hockey 74. Depuis la sinistre demi-finale de l'année dernière, un contentieux s'était installé entre les deux formations et ce n'est sans doute pas le déplacement des Dragons en Haute-Savoie qui apaisera les relations entre less deux équipes. Il faut dire que pour les rouennais le périple commençait à peser dans les jambes. Dimanche dernier face à Grenoble, à Amiens mercredi en nocturne, à Wasquehal samedi soir en D2, la tournée des grands ducs se poursuivait pour les U20 rouennais avec une « petite escapade » cette fois à Megève. Une flopée de kilomètres enchaînés dans la semaine avec la fatigue inhérente aux différentes âpres confrontations qui auront eu raison de la belle série de victoires rouennaises depuis le début de la saison. En effet, dans un climat délétère orchestré par le désormais célèbre Mr Germaneaud, l'arbitre aux coups de sifflets aiguisés comme des couteaux, avec 64 minutes de prison pour les Dragons contre 14 pour leurs adversaires, difficile en l'état de tirer son épingle du jeu même si Mathieu Mony parvenait à ouvrir le score pour la troupe jaune et noir. Malmenés en début de tiers médian par deux buts en avantage numérique, l'un pour Maxime Bataillé, l'autre pour Thibaud Masson, les Rouennais ne s'en remettront pas. Dans l'impossibilité de revenir au score dans un troisième tiers où ils passeront un temps interminable en infériorité numérique, les Dragons s'inclineront 2 but à 1 (résumé) avec une nouvelle raison de ne pas convoler avec les hauts-savoyards. L'histoire acrimonieuse avec Hockey 74 était loin d'être terminée. D'autres occasions se présenteront pour les rouennais qui ne passeront que peu de temps à s’appesantir sur leur sort en dépit d'une colère noire qu'ils évacueront au Pays Basque. Tandis que Grenoble jouait le jeu des Dragons en dominant 4-1 Hockey 74, les rouennais au détour d'une expédition à Anglet iront récupérer leur première place de la poule, qui plus est avec la manière. Passés 10 buts à Anglet n'est pas chose aisée surtout dans sa si piégeuse étriquée place forte de la Barre. Jusqu'alors une seule fois les Dragons étaient parvenus à ce score en 1999 en s'imposant 13-5, en 2018, les rouennais franchiront à nouveau le cut avec un score fleuve de 11 buts à 4 avec notamment au passage un quadruplé de Benjamin Bérard (résumé) Avec deux points d'avance au classement sur Grenoble et trois sur Hockey 74, les rouennais ne pouvaient pas se laisser à une douce nonchalance d'autant plus qu'arrivait le moment où ils devaient se rendre à la patinoire de Pole Sud pour y défier les Brûleurs de Loups.

 

Fiers du résultat acquis sur l'Ile Lacroix 6 buts 1, c'est avec une confiance mesurée qu'il se rendrait en Isère conscients de la difficulté à venir. Attendus au coin du bois, les Seino-Marins parviendront non sans mal à s'extirper du piège isérois. Pris à la gorge d'entrée de jeu par l'ouverture du score de Clément Guennelon, sans jamais se démobiliser, les rouennais feront preuve d'une maitrise chirurgicale pour renverser le match. Plus que la large victoire de la première rencontre, cet épisode là marquait les esprits par la froide propension des Dragons à se mettre en branle au bon moment. De retour à parité à 1-1 avant la fin du deuxième tiers, à trois minutes de la fin, Benjamin Bérard sortait son plus beau fusil pour sniper son ancienne équipe avec le but vainqueur à 2-1 (résumé) Week-end parfait pour les rouennais avec les points de la victoire et en guise de cerise les premiers points de la saison pris par Anglet en prolongation face à Hockey 74.

 

Cinq points séparaient désormais le leader rouennais de ses deux poursuivants de la montagne. Difficile de s'ennuyer avec cette formule de championnat qui propose quasiment chaque semaine quasiment un choc au sommet. Sur l'Ile Lacroix, enfin les Dragons parviendront à faire taire Hockey 74. A couteaux tirés avec les haut-savoyards, là encore la partie se jouera sur un petit rien. Tout comme face à Grenoble, les Seino-Marins feront preuve d'une belle constance. Avec deux buts dans le premier tiers pour Antonin Germond et Bastien Zago, Rouen s'offrait une entame de match intéressante. Solides défensivement à l'exception de la tentative Mathis Chatellard en avantage numérique qui ramenait le score à 2-1 (résumé), les Normands tiendront leur résultat en faisant preuve d'une étonnante maturité alors que dans le même temps Anglet s'enhardissait en s'imposant 3-1 face à Grenoble. La vita e bella ! Maturité c'est sans doute l'une des plus criantes qualités que cette équipe rouennaise affichait. Toujours prompts à exploiter les failles adverses, consciencieux défensivement, constants dans leur phase de jeu, à cet instant là de la saison rien ne semblait pouvoir semer le doute dans l'esprit de cette machine bien huilée qui profitait d'un court moment de répit pour faire le travail à Villard de Lans. 4 buts en une première période, un succès 5-3 (résumé) Rien à ajouter pour des Dragons omniprésents qui se feront néanmoins une belle petite frayeur face à Anglet pour un match rocambolesque joué à Louviers.

 

 

Ambiance bucolique à l'occasion de la 11ème journée U20 Elite qui emmenait les Dragons, pas très loin de la maison, à la patinoire de Louviers pour y défier les Basques d'Anglet. Orphelin de patinoire en raison d'une compétition de patinage artistique, c'est plein de gratitude que le club de Rouen se déplaçait chez les loups lovériens. Petite glace plus conforme aux habitudes basques, ambiance particulière dans le camp des rouennais avec un match à 11h40, retour de Colmar en D2 à 08h00 du match. Tous les ingrédients semblaient réunis pour faire de cette rencontre une partie piège pour les Normands et le moins que l'on puisse dire c'est que cette rencontre sera particulièrement folklorique. Emmenés par un Louis Vitou, auteur de trois buts et excité comme une adolescente au concert de Justin Bieber, Anglet mènera la vie dure aux Dragons. Après deux périodes totalement décousues dans la glaciale patinoire de Louviers, Anglet menait au score 6 buts à 3 face à des Dragons, très éloignés de leurs consciencieuses habitudes. 3 buts de retard à vingt minutes de la sirène finale, l'affaire semblait mal embarquée pour les rouennais. Semblait seulement. Avec un doublé pour Bastien Zago et Benjamin Bérard, la partie s'inversait totalement à la dernière minute du match avec désormais un score favorable à 7-6 pour Rouen. Encore 53 secondes à jouer et deux buts à marquer encore, l'un pour Robin Rabl, l'autre pour Louis Vitou. Score final 8-7 (résumé) Surréaliste pour ce match célébrant la mi-saison. Passé ce petit moment de folie glacé, rapidement les rouennais retourneront à leurs prérogatives de premier de la classe. Explosifs à domicile, les rouennais feront voler en éclat 9-1 (résumé) des Ducs d'Angers pourtant loin d'être des pigeons au regard de leur parcours en championnat émaillé de sept victoires en onze rencontres. Même les Brûleurs de Loups de Grenoble venaient se briser les dents sur la carapace du Dragon. Pour la troisième fois de la saison, les Isérois se faisaient rôtir par les flammes incandescentes du Dragon, Kaylian Leborgne et Gabin Mainfray se chargeant de mettre à terre l'artillerie grenobloise. En pleine euphorie, avant une longue trêve de 21 jours en raison des championnats du monde U20 se disputant à Füssen en Allemagne, Rouen s'offrira une dernière sortie à domicile tout sourire. Dans le rôle de la victime, Anglet tenait sa place et c'est en fanfare que les rouennais fêteront la fin de l'année 2018 avec une nouvelle victoire chaloupée 7-1 (résumé). Avec tout ça, à la treizième journée, les rouennais étaient désormais quasi indéboulonnables au classement avec pas moins de douze points d'avance sur Grenoble et dix-sept sur Hockey 74. A 26 points, Anglet quatrième, ne pouvait plus espérer grand chose. Déjà.


2019, nouvelle année, le temps des bonnes résolutions pour les uns et les autres et un joli programme pour les Dragons avec à la mi-janvier une double confrontation face à Hockey 74 sur l'Ile Lacroix. Affriolant. Avant cela, c'est à Angers que les rouennais devaient se rendre pour digérer les fêtes de fin d'année et relancer un dynamique. Coupés dans leur élan par la trêve des confiseurs, les protégés d'Ari Salo auront toutes les peines du monde à se remettre dans le bain. Pourtant devant au tableau d'affichage, 1-0 puis 3-1, les rouennais se montreront coupables de nonchalance au moment de tuer tout suspense dans la partie. Laissant espérer les Ducs avec la réduction du score de Stefan Fauvel à la fin du deuxième tiers, les rouennais en payeront le prix dès le début du troisième tiers avec l'égalisation à 3-3 de Joan Cerda. Et lorsque Hugo Barbier s'offrait un petit plaisir malin avec le but du 4-3, la peur s’immisçait clairement dans les rangs jaune et noir même si Benjamin Bérard endossait son costume de pompier pour éteindre l'incendie naissant. Toutefois, à force de jouer avec le feu, les Dragons finiront pas se brûler les ailes avec le but de Jérémy Aymard en prolongation, synonyme de défaite 5-4 pour les Rouennais. Mine de rien avec le train d'enfer mené par les rouennais depuis quelques semaines, les Ducs venaient de mettre un terme à huit victoires de suite des Rouennais. Accident ou coup de moins bien , la question restait posée et trouvera sa réponse nécessairement lors du double duel face à Hockey 74. 22 secondes, c'est très exactement le temps qu'il fallait aux Dragons pour ouvrir le score face à Hockey 74 par l'intermédiaire de Benjamin Bérard au rebond. 2 minutes et 3 secondes, c'est le temps qu'il aura fallu aux Haut-Savoyards pour répondre en égalisant en avantage numérique par Joris Rama. A l'instar de la partie folle jouée à Louviers face à Anglet, cette fois sur l'Ile Lacroix un scénario tout aussi farfelu se déroulera sans vraiment d'explication logique. Avec quatre buts marqués dans les six premières minutes du match, les spectateurs de l'Ile Lacroix s'ennuyait presque jusqu'au quatrième but jaune et noir inscrit dans la dernière minute du deuxième tiers. La partie en main à 4-1 pour les Normands, rien ne laissait présager un dernier tiers aussi abracadabrant. Avec six buts marqués dans le dernier vingt minutes, les attaquants de la Haute-Savoie pouvaient s'enorgueillir d'avoir fait le travail mais en face, avec quatre buts, Rouen limitera les dégâts. 10 buts en 20 minutes, inconcevable à ce niveau et pourtant, les rouennais venaient d'écrire l'une des plus écervelées victoires de leur histoire 8-7 (résumé) Le lendemain, plus sages seront les protagonistes. Echue la folie de la veille, c'est un match plus classique qui permettra aux rouennais d'ajouter un deuxième succès dans leur week-end sur hockey 74. Ne concédant à leurs adversaires que l'ouverture du score à Tristan Valtat, Mathieu Mony auteur du doublé et ses copains ne laisseront que peu de place à l'inexactitude et c'est sur le score de 5-1 que les rouennais franchiront ce nouvel écueil montagnard (résumé) Avec treize points d'avance sur Grenoble et quinze points possibles à prendre encore pour les Isérois, il ne manquait plus qu'une victoire aux rouennais pour assurer définitivement leur première place au classement de la poule A.

 

 

C'est face aux Rapaces de Gap que les Dragons valideront leur première place. Sans tergiverser au moment de conclure, les rouennais sauront faire ce qu'ils font de mieux maitriser leur rencontre proprement. Si le score, 5-4 (résumé), n'était guère pléthorique, il n'en restait pas moins que tout au long de la rencontre, les Dragons tiendront leur sujet parfaitement. Jamais hors sujet même s'ils laisseront à plusieurs reprises Gap revenir au score, les normands rendront une copie certes non dénuée de souillures mais largement suffisante pour décrocher la fameuse première place, premier objectif atteint pour les Dragons avec la certitude de disputer l'ensemble de ses match de play-offs sur leur glaçon de l'Ile Lacroix. Loin d'être négligeable. Le classement quasi scellé, le trio des protagonistes allaient traverser la fin de parcours avec un certain dilettantisme. Que ce soit Hockey 74 ou Grenoble, les deux formations perdaient des points ici ou là à rythme régulier. Même dans le camp des Dragons, un certain relâchement s'invitera. Déjà sur les bords de Seine face à Villard-de-Lans avec une victoire 5-1 (résumé) bien peu représentante de la rencontre avec quatre buts marqués par les Dragons dans les deux dernières minutes du match après 58 minutes d'un match où ils ne se seront montrés guère à l'avantage. Pire pour les rouennais, ils ne parviendront pas à faire la passe de quatre face à Grenoble. Avec déjà trois victoires dans la musette, les rouennais en Isère commettront le pêché capital en s'inclinant 4 buts 3 (résumé). Toujours à courir après le score avec deux buts de retard une longue partie de la rencontre, les normands ne galvauderont pas leur rencontre face à des Isérois plus fringants. A que cela ne tienne, les deux équipes auront l'occasion de se retrouver en play-offs pour le combat final. En attendant, pour leur vingtième match de la saison régulière, totalement en roue libre, les Rouennais se rendront à Anglet en bermuda, chemise à fleur et lunettes de soleil. Là ou au premier match, les rouennais avaient passé la dizaine de buts, cette fois, c'est en prolongation qu'ils s'inclineront. Par instant concernés, souvent absorbés par d'autres pensées notamment la proximité des play-offs, les rouennais ne montreront pas leur meilleur jour avec cette quatrième défaite de la saison. Anecdotique, premier de la saison régulière, meilleure attaque, meilleure défense, onze points d'avance sur Grenoble, vingt sur Hockey 74, difficile de reprocher quoique ce soit aux Dragons avant le début des « tant attendus » play-offs.

 

U20 Elite (Classement final de la saison régulière – Calendriers & Résultats - Compteurs)
1er : Dragons de Rouen (effectif - statistiques) Meilleure attaque : Amiens avec 123 buts
2ème : Brûleurs de Loups de Grenoble (effectif - statistiques) Meilleure défense : Strasbourg avec 50 buts
3ème : Hockey 74 (effectif - statistiques)  
4ème : Hormadi d'Anglet (Relégué en Poule B)
(effectif - statistiques) Meilleur compteur : Quentin Labanowicz (Caen, 49 points)
5ème : Gothiques d'Amiens (Promu en Poule A)
(effectif - statistiques) Meilleur buteur : Quentin Labanowicz (Caen, 26 buts)
6ème : Ducs d'Angers (effectif - statistiques) Meilleur passeur : Axel Tarabusi (Gap, 26 passes)
7ème : Rapaces de Gap (effectif - statistiques) Meilleur buteur AN : Paul Joubert (Gap, 8 buts)
8ème : Ours de Villard de Lans (Relégué en Poule C)
(effectif - statistiques) Meilleur buteur DN : Maël Lecomte (Strasbourg, 5 buts)
9ème : Etoile Noire de Strasbourg (Promu en Poule B)
(effectif - statistiques)  
10ème : Sangliers de Clermont (effectif - statistiques) Poule A :
11ème : Evry / Viry (effectif - statistiques) Meilleure attaque : Rouen avec 104 buts
12ème : Chevaliers d'Annecy (Rélegué en Poule D) (effectif - statistiques) Meilleure défense : Rouen avec 53 buts
13ème : Scorpions de Mulhouse (Promu en Poule C)
(effectif - statistiques) Meilleur compteur : Antonin Germond (Rouen, 30 points)
14ème : Drakkars de Caen (effectif - statistiques) Meilleur buteur : Benjamin Berard (Rouen, 19 buts)
15ème : Boxers de Bordeaux (effectif - statistiques) Meilleur passeur : Antonin Germond (Rouen, 20 passes)
16ème : Lions de Lyon (effectif - statistiques) (AN : avantage numérique, DN : désavantage numérique)

 

 

Sur la route des play-offs des Dragons, il était fort possible que les Gothiques d'Amiens se dressent face aux rouennais en demi-finale. Une perspective alléchante pour les jaune et noir qui leur faisait presque oublier le premier tour à jouer face à l'Etoile Noire de Strasbourg. Après avoir remporté la poule C avec une belle marge de dix points sur son poursuivant clermontois, avant d'arriver jusqu'aux Dragons, les Alsaciens auront du franchir deux étapes. Face à Lyon au premier tour, en rodage contre la lanterne rouge du championnat et deux victoires sensiblement aisée (4-1 & 7-0) et au deuxième tour face aux Ours de Villard-de-Lans pour une confrontation bien plus tendue. Incapables de se détacher au premier match, 3-3, les Strasbourgeois devront se rendre jusqu'aux tirs aux buts pour sortir du jeu les Ours pourtant mieux classés. Menée de deux buts (1-3) à dix minutes de la fin, la Capitale de l'Europe finira par faire résonner l'hymne à la joie, Eddy Thonnessen et Maël Lecomte se relayant pour égaliser à 3-3 avant que Luka Sénéchal n'endosse le costume du héros en marquant le tir au but vainqueur. Nécessairement sur une dynamique positive, déjà dans le rythme des play-offs, c'est sans complexe que les Strasbourgeois et leur meilleur défense du championnat débarqueront sur les bords de Seine. Loin de galvauder ce premier tour, les rouennais, privés de matchs depuis trois semaines, avaient faim de glace et … de buts. Lançant le feu d'artifice offensif par Lévy Raux, pas moins de huit buteurs différents se succèderont côté jaune et noir pour tuer tout suspense dès le premier match avec un score fleuve 11-0. Toute incertitude levée au moment d'aborder le deuxième match, moins précis, plus dispersés, les rouennais iront chercher une deuxième victoire notamment grâce à un triplé de Gabin Mainfray bien que se laissant aller à quelques largesses défensives qui permettront aux Strasbourgeois d'inscrire cinq buts. 9-5 pour les Rouennais, chacun préfèrera retenir le contenu du premier match plutôt que la pantalonnade du deuxième. Connaissant le succès par deux fois 4-3 face aux Rapaces de Gap, avec mesure et sans briller, les Brûleurs de Loups de Grenoblois franchissaient le cap de quart de finale pour retrouver au tour suivant la surprise de ces play-offs, les Ducs d'Angers. Après une première salve rondement menée face aux Drakkars de Caen, les Ducs se payeront le luxe de sortir du tableau Hockey 74. Grâce notamment à une première rencontre remportée en Haute-Savoie 4-0, au moment d'aborder le deuxième match, les ligériens parviendront à capitaliser leur succès de la veille en décrochant le match nul 2-2, une vraie performance pour les Ducs, en demi-finale pour la première fois de leur histoire. Pour les Dragons, comme espéré, ce sont les Gothiques d'Amiens qui viendront défier les Dragons sur l'Ile Lacroix. Battus 3-2 au premier match par l'Hormadi d'Anglet, les amiénois mettront à profit le deuxième match en terre basque pour renverser la rencontre et s'imposer 7 buts à 2. De quoi laisser les Rouennais sur la défensive au moment d'aborder un nouveau duel épique face aux Gothiques.


Au fil des saisons, les deux clubs s'étaient habitués à se retrouver autour des aires glacées pour des duels épiques ou qui piquent en play-offs avec une série de cinq confrontations de suite entre 2012 et 2017 (présentation). Puis plus rien. Le vide, le néant, la vacuité, la privation : pas l'ombre d'un maillot rouge et noir en play-offs la saison dernière, pas un seul encouragement chanté avec ce succulent accent picard, pas une miette de rivalité entre deux formations qui auront trusté à eux deux la moitié des médailles en Espoir en vingt ans. Fort heureusement, après une absence d'une année, les retrouvailles face à Amiens seront célébrées comme il se doit au moment de lance ce choc face à une équipes des gothiques qui avaient de quoi inquiéter les rouennais (présentation) Et en effet, plaisir garanti, saveur aboutie et tutti quanti, la première partie se montrera à la hauteur des attentes des suiveurs. Ouvrant le score au premier tiers par le défenseur Nicolas Plaquevent en avantage numérique, les rouennais se mettaient dans le bon rythme d'autant plus qu'avant la mi-match, Bastien Zago doublait la mise jaune er noir. Loin de se présenter en martyr sur les bords de Seine, en cinq minutes, Amiens renversera le match avec un triplé de buts partagé par Tom Pagnod-Rossiaux, Clément Garrido et Antonin Plagnat. Désormais en avance au tableau d'affichage d'un but (3-2), les Gothiques résisteront un long moment aux avances des avants rouennais jusqu'à l'amorce des deux dernières minutes de jeu qui voyaient le rouennais Pierre Pelletreau conclure enfin avec le but égalisateur à 3-3 (résumé). Pas de jaloux. Concentrés sur leurs propres affaires, les rouennais n'ignoraient pas la victoire d'Angers au premier match 2-0 à Grenoble mais à cet instant là, c'est déjà leur place en finale qu'ils devaient gagner avant de penser à leur ultime adversaire. Favori sous pression, face à une équipe l'esprit libre, Rouen se facilitera la tâche au deuxième match. Profitant d'une longue absence de dix minutes de la troupe picarde sur le début du match, les Dragons portaient l'estocade par trois fois. 3-0 propre à la fin du premier tiers et dès l'entame du deuxième tiers, Lucas Villain ajoutait un quatrième but dès les premiers coups de patin donnés, histoire de bien marquer les esprits avant le cinquième but de Joseph Broutin en fin de période. Un début de match tonitruant, une reprise de glace au deuxième tiers efficace, une fin de tiers où le clou était enfoncé, Rouen mettait tous les ingrédients d'une victoire maitrisée en action. Au final, jamais les Gothiques ne seront en mesure de renverser les rouennais en dépit de leurs efforts, un large succès 7-1 (résumé), un cri du cœur « en finale ! » à la fin du match, une belle réaction après le premier match où ils auront été bousculé, tous les feux étaient au vert pour les Dragons qualifiés en finale face aux inévitables Brûleurs de Loups de Grenoble, soucieux de ne pas manquer leur rendez-vous face aux normands avec un succès 6-2 sur Angers au deuxième match qui leur offrait le bon ticket.

 

 

Jouant l'alternance des titres de champions de France depuis quatre saisons, isérois et normands trustent les titres en U20. Club le plus titré avec 10 médailles d'or, Grenoble remettra son titre en jeu une saison après la finale remportée aux dépens de Hockey 74. Bien qu'à domicile, sur l'Ile Lacroix, les rouennais pourront compter sur un adversaire avide de défendre son titre à l'image de leur attaquant international Dylan Fabre, excité à l'idée de ce déplacement en Normandie « Les matchs à Rouen sont toujours des rencontres difficiles et motivantes. Là en plus c'est une finale, c'est le moment pour lequel on travaille toute l'année, nous aurons une grande motivation pour ce week-end. Nous savons que Rouen est une équipe très forte, nous allons tout donner contre eux. Ce sont des matchs que nous n'avons vraiment pas envie de perdre même si cette année les résultats des confrontations ont plus été en leur faveur. Les derniers week-ends ont été difficiles, nous avons connu des bons et des mauvais moments mais nous essayons de garder que le positif. Nous avons quand même rempli nos objectifs. Ces dernières années, le titre a souvent été pour Grenoble ou Rouen. Que le meilleur gagne ! Même si j'espère que Grenoble sera champion bien sur » (présentation) Le ton est donné, faut-il le rappeler en quatre oppositions programmées cette saisons, les rouennais sortiront vainqueurs à trois reprises, seul bémol dans le parcours des Dragons face à Grenoble, l'avant-dernier match de la saison régulière qui conduira les joueurs d'Ari Salo à s'incliner 4 buts à 3 dans l'antre des Brûleurs de Loups au complet pour la première fois de la saison face à la troupe jaune et noir. Un signe d'inquiétude pour les rouennais.


« La victoire est d'autant plus belle que la difficulté de surmonter est plus grande. » nul doute qu'au moment de publier ce proverbe français dans le « recueil d'apophtegmes et axiomes » en 1855, l'auteur n'imaginait pas qu'il pourrait être repris pour une finale de hockey sur glace plus d'un siècle et demi plus tard. Et de la difficulté, il en sera largement question pour les Dragons avec cette première manche face à Grenoble. Pris à froid dans les trois premières minutes du match par l'ouverture du score de Dylan Fabre, les rouennais par l'intermédiaire de Robin Rabl ne mettront que quelques minutes pour réagir. Bousculés dans le jeu, en difficulté au tableau d'affichage alors qu'Adel Koudry au quart d'heure de jeu ajoutait un deuxième but isérois, il fallait toute la détermination rouennaise pour trouver l'égalisation au début du deuxième tiers par Gabin Mainfray. Déjà mené à deux reprises avant d'égalisation, Rouen en souffrance pliait sans rompre mais la pression sur la cage rouennaise était intense. Et de fait comme il l'avait annoncé, Dylan Fabre sera l'un des atouts majeurs de l'équipe grenobloise. Surnageant tout au long de la rencontre, décisifs et dans tous les bons coups, à lui tout seul, l'attaquant grenoblois emmènera les rouennais au point de rupture. En offrant déjà le troisième but au défenseur Lucien Onno peu avant la mi-match et surtout en créant le break au tableau d'affichage au début du troisième tiers avec un quatrième but diablement important. A la sirène finale, les deux équipe se séparaient sur le score de 4-2 face aux Brûleurs de Loups (résumé), laissant une équipe jaune et noir en grand danger.

 

Désormais favoris pour leur propre succession avec deux buts d'avance au moment d'aborder le deuxième match, les Brûleurs de Loups avaient négligé un léger détail : la capacité de réaction et l'orgueil jaune et noir. Certains y verront de la suffisance, d'autres de la confiance et de la sérénité, les derniers de l'auto-persuasion, à chacun son avis mais une chose est sure rarement équipe rouennaise, avant la rencontre, n'avait autant la certitude qu'ils seraient en mesure d'effacer rapidement le retard de deux buts concédés la veille sur l'Ile Lacroix. En moins de quinze minutes sous la houlette de Bastien Zago et Robin Rabl, le travail était fait par les Rouennais, le retard lâché la veille était désormais un poussiéreux souvenir pour les rouennais. Et lorsqu'à cinq minutes de la fin du deuxième tiers, Yannis Cherkaoui et Gabin Mainfray conjuguaient leurs efforts pour porter le score à 4-0, le momentum de la série semblait avoir basculer côté jaune et noir. Sa proie fermement prise en étau dans sa mâchoire avide de victoire, le Dragon se montrera vertueux dans la gestion du troisième tiers. Néanmoins, très longues, trop longues seront les dernières minutes de cette épique rencontre alors qu'à moins de dix minutes de la fin du match, Timothé Quattrone en avantage numérique relançait la rencontre en ramenant le score à 4-1. Il était écrit qu'avec cette équipe là, le suspense durerait jusqu'au terme de la rencontre ou presque. Alors que dans la foulée, Mathieu Mony sur une passe de Benjamin Bérard, célébrait à son tour un but, comme un symbole, le dernier de sa carrière U20, sans doute le plus beau, la patinoire jaune et noir s'enthousiasmait, s'enflammait, se préparait à célébrer ses champions. Trop tôt pour le dire encore, trop tôt pour l'écrire, le méritant Dylan Fabre, grand artisan de la rencontre de veille, ravivait la flamme de l'espoir iséroise à cinq minutes de la fin. Alors que sur le banc, l'attente devenait interminable, les minutes s’égrainant comme des heures, la dernière minute de la rencontre verra tout un banc sauter de joie, une immense et incommensurable joie indescriptible. Antonin Germond venait de sceller le sort de cette finale en marquant le dernier but du match en cage vide (6-2, résumé) Fin du suspense, fin de l'histoire... Grenoble vaincu, Rouen champion, plus que l'alternance des champions respectée, c'est le sacre de tout un groupe, le sacre d'une bande de copains, de toute une bande de copains qui ne laissait personne sur le banc au moment de célébrer ce 8ème titre de l'histoire du club de Rouen. Une belle médaille d'or, une très belle médaille d'or que chacun appréciera à sa juste valeur. 

 

 

U20 Elite (Classement final des play-offs – Calendriers & RésultatsCompteurs)

1er : Dragons de Rouen (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur compteur (PO) : Benjamin Berard (Rouen, 13 points)
2ème : Brûleurs de Loups de Grenoble (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur buteur (PO) : Gabin Mainfray (Rouen, 7 buts)
3ème : Gothiques d'Amiens (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur passeur (PO) : Benjamin Berard (Rouen, 9 passes)
4ème : Ducs d'Angers (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur buteur AN (PO) : Bastien Zago (Rouen, 5 buts)
5ème : Hockey 74 (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur buteur DN (PO) : Ivan Esipov (Muhouse, 1 but)
6ème : Hormadi d'Anglet (Stats : Playoffs - Saison) Joueur le + Pénalisé (PO) : Corentin Lecanu (Caen, 72 minutes)
7ème : Rapaces de Gap (Stats : Playoffs - Saison)  
8ème : Etoile Noire de Strasbourg (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur compteur (PO) (Rouen) : Benjamin Berard (13 points)
9ème : Ours de Villard de Lans (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur buteur (PO) (Rouen) : Gabin Mainfray (7 buts)
10ème : Sangliers de Clermont (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur passeur (PO) (Rouen) : Benjamin Berard (9 passes)
11ème : Scorpions de Mulhouse (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur buteur AN (PO) (Rouen) : Bastien Zago (5 buts)
12ème : Drakkars de Caen (Stats : Playoffs - Saison) Meilleur buteur DN (PO) (Rouen) : x
13ème : Evry / Viry (Stats : Playoffs - Saison) Joueur le + Pénalisé (PO) (Rouen) : Bastien Zago (22 minutes)
14ème : Chevaliers du Lac d'Annecy (Stats : Playoffs - Saison)
15ème : Boxers de Bordeaux (Stats : Playoffs - Saison) (AN : avantage numérique, DN : désavantage numérique)
16ème : Lions de Lyon (Stats : Playoffs - Saison)
       

U20 Elite (Meilleurs Compteurs - Saison 2018-2019)

Meilleur compteur (Saison) : Quentin Labanowicz (Caen, 58 points)
Meilleur buteur (Saison) : Quentin Labanowicz (Caen, 33 buts)  
Meilleur passeur (Saison) : Axel Tarabusi (Gap, 31 passes)
   
Meilleur compteur Rouen (Saison) : Benjamin Berard (42 points)  
Meilleur buteur Rouen (Saison) : Benjamin Berard (23 buts)  
Meilleur passeur Rouen (Saison) : Antonin Germond (24 passes)  

 



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