"Nil Satis Nisi Optimum"
Titres de Champions de France U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013, 2018 // U17: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U20:

U20 Du  lyrisme des derbys...


C'est un peu Batman sans le Joker ou Ivan Dragon sans Rocky Balboa, Luke Skywalker sans Dark Vador ou encore Professeur Von Zimmel sans OSS117, on pourrait poursuivre la liste à l'infini mais une chose est sure, il restera de la saison 2017-2018 des Espoirs Rouennais un goût d'inachevé avec hormis des résultats amarescents pour les uns et les autres, l'absence de confrontation directe face à son ennemi préféré Amiens.


Il est vrai qu'au fil des saisons, les deux clubs s'étaient habitués à se retrouver autour des aires glacées pour des duels épiques ou qui piquent en play-offs avec une série de cinq confrontations de suite entre 2012 et 2017. Puis plus rien. Le vide, le néant, la vacuité, la privation : pas l'ombre d'un maillot rouge et noir en play-offs la saison dernière, pas un seul encouragement chanté avec ce succulent accent picard, pas une miette de rivalité entre deux formations qui auront trusté à eux deux la moitié des médailles en Espoir en vingt ans. Pas de « Nordissimo » tout simplement pour reprendre l'expression d'Olivier Duclos, l'entraîneur amiénois.


Fort heureusement, après la pluie vient le beau temps même en Normandie et cette saison 2018-2019 proposera aux deux formations un impétueux rendez-vous en demi-finale. Attendu depuis le début de la saison, les deux équipes seront au rendez-vous pour ce duel disputé sur l'Ile Lacroix. Si de prime abord, on aurait voulu écrire « énième duel » , en dépoussiérant un brin les livres d'histoire, les oppositions entre Rouen et Amiens en play-offs espoir ne sont finalement pas légion. Ainsi, entre les différentes formules oscillants entre les play-offs, les carrés finaux et autres gloubi-boulgas immangeables qui restent, rendons à Cesar ce qui lui appartient, l'apanage du grand chef étoilé fédéral, l'histoire aura offert aux deux protagonistes 14 rencontres seulement avec un bilan presque à l'équilibre de 7 victoires rouennaises pour un match nul et 6 victoires amiénoises. Finalement pas nécessairement l'adversaire le plus rencontré par les Dragons, Grenoble s'octroyant les lauriers, au delà des mots voire des maux, les démos d'affection lyrique entre les joueurs de la cité du créateur du Capitaine Némo et ceux du Cid de Corneille réserveront une cuvée 2019 millésimée, n'en déplaisent à nos « amis » de la montagne, rien ne vaut un bon derby des plaines.


Si celui de 2018-2019 reste encore à écrire ce samedi 23 (18h00) et dimanche 24 (14h40), le passé lui aura livré quelques belles lignes de rivalité et moment mémoriaux. Passons non sans une pointe de malice sur les premiers chapitres où Rouen ne brillera pas nécessairement à une époque où les joueurs actuels n'étaient encore qu'un doux rêve pour leurs parents, pour se focaliser sur ce quinquennat de confrontations entre 2012 et 2017 avec quatre demi-finales et une finale entre les « Roméo & Juliette » du hockey français. Si le primo chapitre de cette « manita » en 2012-2013 offrait la part belle aux Dragons avec une qualification en finale sans guère sourciller au prix de deux victoires face aux Gothiques (2-1 & 3-1), la saison suivante, toujours au même stade, un Rouen intouchable en saison régulière se faisait cueillir comme une jolie marguerite par un Amiens conquérant qui finira par décrocher le titre cette saison là. Une double victoire 2-3 et 3-4 face aux Dragons qui plus est sur l'Ile Lacroix, de quoi faire chanter de plaisir toute la campagne picarde. A que cela ne tienne, l'année suivante sera celle de la pure revanche pour les rouennais. Meilleure équipe de la saison régulière, meilleure attaque, meilleure défense, meilleur compteur et passeur (Axel Rioux), meilleur buteur (Fabien Kazarine), Amiens à tout du colosse indéboulonnable. C'est sans compter sur la dernière superproduction jaune et noir : « braquage à la rouennaise » qui profitera des pieds d'argile du colosse amiénois pour se frayer un chemin vers le titre. Au Coliséum, orgasmique. Une victoire 4 buts à 2 lors de la première confrontation, un match neutralisé à 4-4 pour le deuxième round et surtout l'un des plus beaux de sept titres rouennais en Espoir. A la mi-temps de ce quinquennat, le bilan restait à l'avantage des rouennais avec deux victoires pour une défaite dans les séries. La suite sera tout autant jaune et noir avec deux nouveaux épisodes en demi-finale qui conduiront par deux fois les Dragons à s'imposer, un probant succès en 2016 (5-2, 2-3), tout aussi efficace en 2017 (2-4, 3-4) au moment du décompte final depuis la réforme des championnats en 2008-2009, lors des cinq confrontations entre les « Tristan & Yseult » glacés, à quatre reprises les rouennais se seront imposés. Que diable les statistiques. « Les faits sont têtus. Il est plus facile de s'arranger avec les statistiques. » disait Mark Twain. Les rouennais sont prévenus. Demandez donc aux U17.


Un peu d'histoire :

2013-2014 :

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2014-2015 :

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2015-2016 :

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2016-2017 :

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