"Nil Satis Nisi Optimum"
Titres de Champions de France U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013, 2018 // U17: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U20:

D2 47 secondes et des sourires...


Moribonds un soir de décembre après une lourde défaite 10-1 sur leurs terres face aux Dragons la saison dernière, les Diables Rouges de Valenciennes avaient sans doute hâte de faire oublier l'affront de l'année passée avec cette première opposition sur les bords de Seine. Auteurs, à l'instar de l'édition 2017-2018, d'un bon départ avec deux victoires pour une seule défaite, restaient à savoir si les Diables Rouges seraient en mesure de répéter leur rapine de la saison dernière sur l'Ile Lacroix (3-2)


Pas nécessairement très échevelé, le début de la rencontre profitait tout de même aux joueurs nordistes. Plutôt efficaces en infériorité numérique face à des Dragons peu inspirés (03'54), lorsque le moment surgissait de tester le power-play nordiste, les valenciennois répondaient présents solidement avec l'ouverture du score (07'59) Sur un gros lancer de la ligne bleue, le danger s'invitait au milieu de zone défensive rouennaise. Bien que contré, le palet vivait encore et c'est Arthur Delbecque qui en profitait pour tromper la vigilance de Valentin Duquenne (1-0) Dans un début de rencontre cette fois particulièrement mollasson, les quelques rares occasions se situeront sur les séquences en avantage numérique notamment sur la deuxième tentative jaune et noir (10'40) où les uns et les autre auront l'occasion de marquer. En contre, sur un palet chapardé sur une passe mal ajustée, Thomas Marcinek prenait la poudre d'escampette pour aller défier le portier rouennais, obligeant le défenseur Nicolas Plaquevent à retour défensif aussi efficace que précieux (12'00) ou de façon plus traditionnelle pour les Dragons avec un lancer de la bleue bulldozer de Thomas Carminatti qui provoquait le désordre devant le but de Robin Zvedelik, ni Levy Raux ni Yannis Cherkaoui, en embuscade, ne parvenant à pousser le palet du coté doré de la ligne de but (13'35) Dans une deuxième partie de période où les Dragons seront nettement plus présents et pressants à l'image de Benjamin Bérard qui prenait les choses en main en traversant la glace de part en part avant de se briser les dents sur le portier nordiste, monopolisant même le palet à plusieurs reprises, ils trouveront l'égalisation sur un lancer de la ligne bleue, logiquement refusé pour crosse haute.


Après une première période où les Dragons auraient pu espérer une destinée toute autre que celle d'être mené 1-0, une chose est sure les rouennais étaient encore dans la course pour revenir au score et ils s'y emploieront tout au long du tiers médian. Avec trois séquences en avantage numérique en six minutes (20'36, 23'56 & 26'18), les rouennais ne pouvaient pas se permettre de laisser filer autant d'opportunité de revenir au score alors qu'au moment de passer la mi-match une nouvelle opportunité leur était offerte (29'27) Dans cette embrouillamini de prisons, les occasions seront légions pour les Dragons. Arthur Nadaux sur un solide débordement (5'23) ou sur cette séquence hallucinante de plusieurs minutes où les Dragons feront feu de tout bois sans jamais parvenir à égaliser : Bastien Zago à la déviation, Yoan Salve de la bleue etc etc etc... Autant de discourtoises et infructueuses tentatives qui finiront par lasser les dragons coupables de deux erreurs défensives qui laissaient Thomas Marcinek par deux fois défier en break le portier rouennais (13'35 & 18'40) En vain, Valentin Duquenne sortait le grand jeu et congelait les deux tentatives non sans un sourire taquin.


Même si l'époque approche de sortir citrouilles, potirons et autres cucurbitacées à l'occasion d'Halloween, les rouennais escomptaient bien encore à l'entame de cette troisième période éviter une soirée cauchemar. Une de ses soirées de sinistrose où la pluie acide vient craqueler la terre sèche laissant se répandre ce fétide petrichor, moment propice pour laisser surgir les fantômes de leurs occasions manquées avides de les hanter ad vitam eternam. Un brin taquin, au bout de 33 secondes, Arthur Zavani en situation parfaite pour égaliser manquait terriblement d'entrain pour voir sa tentative être convertie en but égalisateur. Fort heureusement pour les Dragons la délivrance surgira quelques minutes tard dans la crosse de Benjamin Berard, une nouvelle fois décisif (46'15) Clairement. Dans une partie qui échappait globalement au corps arbitral, totalement dépassé, c'est dans une relative confusion que la fin de match se déroulera, les Dragons se permettant l'arrogance de laisser filer un cinq contre trois à quatre minutes de la fin (56'14) Inopportuns en avantage numérique tout au long de la rencontre, les actes manqués rouennais pèseront lourds dans la balance au décompte finale alors que Thomas Marcinek, le nordiste le plus en vue se procurait la dernière occasion du temps règlementaire avec un lancer aux allures de but vainqueur sur le poteau (58'47) Tout comme lors de la précédente rencontre sur l'Ile Lacroix face à Evry / Viry, c'est en prolongation que l'issue de la partie sera à trouver. Aux sourires crispés de la première défaite en prolongation sur l'Ile Lacroix succèdera un large sourire radieux au terme des 47 secondes que dureront cette rapide prolongation, le temps pour Arthur Nadaux d'exploiter parfaitement la passe de Benjamin Berard pour inscrire le but vainqueur pour les siens.



Match D2 (4ème journée, samedi 20 octobre 2018)


Dragons de Rouen vs Diables Rouges de Valenciennes 2-1 (0-1 / 0-0 / 1-0 / 1-0)

07'59, 0-1, Valenciennes : Arthur Delbecque (Ales Machacek, Guillaume Mameri) [ 5 contre 4 ]

46'15, 1-1, Rouen (2) : Benjamin Bérard (Arthur Nadaux, Levy Raux)

60'47, 2-1, Rouen (2) : Arthur Nadaux (Benjamin Berard, Thomas Carminatti)

 



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